Le martyr de William Modolo: le crime des crimes.

Posted on mai 25, 2010 @ 8:00

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Le martyr bien sûr, dans le sens polysémique. Aussi bizarre que ça puisse paraître, c’est le crime le plus épouvantable jamais perpétré en France mais, aussi, le moins médiatisé. C’est un vrai paradoxe, une insulte à la mémoire de ce jeune homme. Cet homme ou ce gamin sur la photo, c’est William Modolo. Il a eu à souffrir des tortures les plus atroces qui soient, avant son assassinat mais, personne n’en parle ou presque. Pourquoi ? William Modolo, retrouvé mort en mai 2006 à Saint-Cannat, près d’Aix-en-Provence sera-t-il enfin tranquille dans son sépulcre ? Ses parents et amis feront-ils enfin leur deuil ?

Atrocité du crime.

Figurez-vous, sans un mobile réel, telles des bêtes sauvages, tout comme Dracula assoiffé de sang, ses meurtriers se sont acharnés sur lui avec une violence inouïe. La commune mesure entre l’homme et l’animal me disait mon professeur de philosophie, c’est l’instinct. Or, l’homme, lui, contrairement à l’animal, développe et/ou a la raison. Les assassins de William Modolo en sont restés à l’état animal. Les expertises médicales avaient relevés des  images insoutenables d’un corps mutilés.

Ce n’était qu’une violence gratuite disent certains mais, d’une barbarie indescriptible.  Les mots pour l’exprimer ne sont pas assez forts : inhumanité, cruauté, atrocité, barbarie ? C’est pire que ça. William Modolo a été violé, martyrisé, frappé, battu. Il a même eu le poumon perforé. Et l’auvent d’une caravane a même été utilisé pour le torturer. Rassurez-vous, ils n’ont pas usé des matériaux comme le polyester ou la toile pour le caresser, mais les armatures en acier. L’intention de donner la mort ne fait pas de doute puisque les monstres lui ont même arraché une quinzaine de dents, probablement à l’aide d’une pince-monseigneur. Mais, ces six personnes, dont quatre hommes âgés de 25 à 53 ans, plus deux filles – la vingtaine-, l’ont aussi brûlé, piqué et enfin lapidé. Indicible n’est-ce pas ? Ce calvaire a duré plusieurs jours…

Trop gentil,  isolé et exploité.

A 20 ans, William était donc le souffre-douleur des autres. Rejeté, suite à sa surcharge pondérale -150 kilos pour 1,75m -, il faisait figure d’handicapé au yeux des autres. Après avoir très tôt commencé à travailler, il faisait de petits boulots et vivait chez ses parents. Ce jour-là, il leur avait dit: « j’arrive », et n’est plus jamais revenu à la maison. De mémoire d’homme, en France, il n’y a jamais eu un meurtre comme celui-ci. Personne ne peut apporter le moindre démenti sur ce plan-là. Le courage de ses parents, notamment sa mère Roselyne Modolo, n’est plus à démontrer. Il a fallu des psychiatres, pour annoncer à cette famille, toutes les atrocités citées plus haut…

Le 22 mai dernier, une marche blanche digne, en hommage et en honneur de William Modolo, a eu lieu à 14 heures, place des bus à Peypin dans les Bouches-du-Rhônes, 1-3. Le procès de ces fous furieux, se déroulera à partir du 30 août 2010, sous les motifs de viol en réunion, tortures, actes de barbarie et assassinat. En prison préventive, souhaitons que ces meurtriers prennent le maximum, pour qu’enfin, la famille Modolo puisse faire son deuil.

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Roselyne Modolo la mère courage

Participants de la marche blanche

Marche blanche du 22 mai 2010

Voici le poème que Roselyne Modolo a lu, le 22 mai lors de la marche blanche, en la mémoire de son fils William.

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Posted in: Actualité, Société