Le mystère élucidé des origines juives et berbères d’Hitler ?

Publié le août 24, 2010 @ 7:10

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Quelque soit l’homme, blanc, jaune, noir ou rouge, il vient d’Afrique. Même mort, un serpent fait toujours peur, dit le dicton africain. Les jours se suivent et se ressemblent pour le bourreau de la seconde guerre mondiale. Les historiens, hier, et aujourd’hui les scientifiques, tentent de percer le mystère Hitler sous toutes les coutures. D’après une étude scientifique, le Führer serait effectivement d’ascendance juive, somalienne et berbère, donc noire, aussi. C’est le comble de l’ironie. "J’apprends qu’il y a des noirs, je ferai d’eux le cirage de mes chaussures" est une citation prêtée à Hitler. Est-ce parce qu’il avait du sang noir et juif qu’il détestait tant ces deux groupes humains ? Alors que certains veulent en découdre avec les Roms, ceci est un enseignement car, Hitler n’était pas Aryen, celui de la race pure qu’il chantait…

Les échantillons d’ADN prélevés sur les parents de l’ancien dirigeant nazi, attestent biologiquement qu’il est lié aux « races inférieures» qu’ il a cherché à exterminer.

Le journaliste Jean-Paul Mulders et l’historien Marc Vermeeren ont procédé par l’ADN, pour retrouver 39 membres de la famille du Führer, en ce début année, pour leur étude.

Ces échantillons comprenaient, celui d’un agriculteur autrichien nommé Norbert H., cousin de Hitler.

Un magazine belge, Knack, a indiqué que les échantillons de salive prélevés sur ces personnes suggèrent fortement qu’Hitler avait de forts antécédents génétiques qu’il n’aurait certainement pas pris en compte ou nié.

Un chromosome appelé Haplopgroupe E1b1b (Y-ADN), relevés dans leurs échantillons familiaux du Führer est rare en Allemagne et même en Europe occidentale.

M. Vermeeren a expliqué que : "Il est le plus présent chez les Berbères du Maroc, en Algérie, en Libye ou en Tunisie ainsi que chez les ashkénazes et les séfarades"

Dans le magazine Knack, M. Mulders quant à lui a déclaré qu’ "On peut partir du postulat selon lequel, Hitler était lié génétiquement à des gens qu’il méprisait"

L’allèle dit Haplogroupe E1b1b1, qui représente environ 18 à 20% de la population ashkénaze et de 8,6 à 30% des séfarades en matière de chromosomes Y, semble être l’un des lignages majeurs et fondateurs de la population juive.

Le généticien, Ronny Decorte, professeur à l’Université catholique de Louvain estime que "C‘est un résultat surprenant, que n’aurait pas apprécié ou accepté Hitler qui ne savait probablement pas qu’il avait ses racines en Afrique du Nord." Il a ajouté: "Il est difficile de prévoir ce qui va se passer avec cette information, tant pour les détracteurs que les partisans d’Hitler."

Le magazine affirme en outre que l’ADN a été testé dans des conditions de laboratoire les plus rigoureuses qui soient, pour obtenir ces résultats.

Ce n’est pas la première fois que les historiens ont suggéré qu’Hitler avait une ascendance juive. Son père, Alois, serait le fruit d’une liaison illégitime d’une servante du nom de Maria Schickelgruber, avec un jeune homme d’origine juive de 19 ans appelé Frankenberger.

Cela aurait produit plus tard, l’homme qui a inspiré l’Holocauste d’un quartier juif. Des rapports ont suggéré que le neveu d’Hitler, Patrick, a tenté de faire chanter son oncle à propos de sa filiation avec Alois Hitler. Hitler a alors demandé à son avocat, Hans Frank, d’enquêter sur ces allégations et il a annoncé juste avant le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, qu’ils étaient «sans fondement».

L’affaire est passionnante si on la compare avec la conception du monde des nazis, dont la race et le sang étaient l’axe central. La préoccupation d’Hitler sur ses origines n’était pas injustifiée. Il n’a apparemment pas été «pure» ou «Ayrien». L’ADN a également été également prélevé sur l’un de ses petits neveu, celui-ci américain de 61 ans,  Alexander Stuart-Houston. Ce dernier a utilisé, pendant sept jours, une serviette que M. Mulders a récupéré et qui lui a permis de retrouver sa cousine en Autriche et d’établir le lien avec les ennemis jurés d’Hitler.

Selon le magazine Knack, dans les archives de Moscou, il reste un os de la mâchoire d’Hitler, et on parle aussi d’un drap taché de sang retrouvé sur le divan de son bunker, le 30 avril 1945. Il se serait suicidé. Knack demande donc au gouvernement russe, l’autorisation d’analyser ces reste-là. Ce serait certainement une façon de mettre un terme aux spéculations qui durent déjà depuis, 65 ans, et la mort du Führer.

Traduction française Allain Jules, sourcesDailymail, Knack.

Crédits photo Channel 4


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