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Par Allain Jules

Alors que la vraie menace en Syrie est Daesh, le vice-président Joe Biden a déclaré samedi que les Etats-Unis et la… Turquie -belle blague du jour-, étaient prêts à une solution militaire en Syrie au cas où un accord politique s’avérerait impossible. Le vice-président américain a également qualifié le PKK de menace pour la Turquie. Les choses deviennent encore plus claires. Faisant la volonté de la grande démocratie saoudienne, le vice-président américain soutient les forces arabes sunnites qui luttent pour renverser le président légitime syrien Bachar al Assad. La vraie question est donc de savoir la guerre contre les « qui » ? La Syrie, l’Iran ou la Russie ?

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«Nous savons bien que ce serait mieux si nous pouvions parvenir à une solution politique, mais nous sommes prêts (…), si cela n’est pas possible, à avoir une solution militaire à cette opération et à sortir Daech», a déclaré Joe Biden lors d’une conférence de presse après une réunion avec le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu.

Le vice-président américain a déclaré que les représentants des deux pays de l’OTAN avaient aussi discuté de la manière dont ils peuvent approfondir le soutien aux forces arabes sunnites en Syrie qui luttent pour renverser le président syrien Bachar al Assad.

Protéger la Turquie

Washington estime, a-t-il ajouté, que le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) est, autant que l’Etat islamique, une menace pour la Turquie. Le gouvernement d’Ankara doit faire tout ce qui est nécessaire pour protéger son peuple, a ajouté le vice-président américain.

Le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu a pour sa part déclaré que l’armée turque était en Irak pour repousser l’Etat islamique et réaffirmé qu’Ankara respectait l’unité territoriale de l’Irak. Ahmet Davutoglu a déclaré que seule l’opposition syrienne «légitime» devait participer aux négociations sur la Syrie.