Alassane Ouattara

Par Shlomit Abel 

Nous savons tous que RFI a diffusé le document sonore entre le général Bakayoko, -Chef d’état major des FRCI dont le mandat venait juste d’être prolongé par Ouattara-, et le général putschiste Diendéré. Et bien une bonne surprise a été également réservée à Alassane Ouattara la veille, lorsque RFI en la personne de Frédéric Garât avait pris rendez-vous pour l’interviewer à la Présidence. Habitué au rôle de grand économiste et de grand bâtisseur, il avait très certainement préparé un beau texte sur l’Émergence, le pic de croissance que la Côte d’Ivoire connaîtrait en 2016, la justice très fonctionnelle maintenant…

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Que nenni! Cela a été peut-être abordé, mais la raison essentielle de la présence du journaliste de RFI, c’était pour recueillir les impressions du Chef de l’Etat sur le document sonore qui allait être divulgué le lendemain !

C’est la dernière Lettre du Continent qui nous livre cette indiscrétion: alors notre économiste pacifiste et doux comme un agneau est obligé d’écouter les conseils très pragmatiques de Bakayoko à son filleul en rébellion qui lui conseille de « résister face à la rue après le putsch« . L’interview semble-t-il s’est arrêté là. Ouattara a peut-être eu brusquement une extinction de voix et notre chère Anne Ouletto, si elle avait été là -comme ce fut le cas lorsque Philippe Dakoury Tabley a été arrêté et molesté le 11 avril 2011-, aurait pu s’empresser de dire  » Quelqu’un a-t-il un bonbon?, donnez-lui un bonbon ! »

Mais la lettre du continent très pudiquement conclut : « Après avoir écouté cette conversation, Alassane Ouattara s’est muré dans un silence de plomb »

Shlomit Abel, 27 janvier 2016