FIFA

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On peut tout reprocher à la FIFA mais là, il y a un calendrier caché, un complot. On n’entend plus que ça, des noms d’oiseaux de toutes sortes: «Fumier», «égouts», «pourriture», «voleurs», «mafia», «bandits» etc. Fichtre. De Maradona aux autres, c’est le même refrain. Le même mantra. Mais, cette rengaine cache une vérité implacable, l’arnaque et la falsification de la justice américaine qui n’enquête que sur des lampistes.

Peut-il avoir des corrompus sans corrupteurs ? Que nenni. Quid donc des corrupteurs dans ce dossier scandaleux qu’aucune personne de sensée ne peut soutenir ? Au delà du fait que cette affaire s’appuie sur un rôle de gendarme que s’arrogent les Etats-Unis en s’appuyant -accrochez-vous- sur sa loi antiterroriste, première arnaque, il y a maldonne quelque part.

Parlons d’abord de la Coupe du Monde de 2010 en Afrique du Sud. Les personnes incriminées, qui refusent à juste titre leur extradition vers les Etats-Unis -ce ne sont pas des terroristes mais probablement des voyous-, auraient été achetées par le Gouvernement sud-africain. 10 millions d’euros est le chiffre annoncé, et versé par l’Afrique du Sud. Pourquoi donc la Justice américaine ne va pas arrêter les autorités du pays arc-en-ciel ? Mystère et boule de gomme.

La Coupe du Monde 1998 est aussi évoquée. Mais les « qui » ont donné l’argent côté français ? Compte tenu du fait que les Coupes du Monde sont toujours désignées des années à l’avance, que les noms sortent. Nous n’allons pas faire la fine bouche. Quant au cas de Sepp Blatter, on comprend tout de suite que c’est du grand barnum, le dossier étant vide. Tous réclament sa démission.

La faîtière du football mondial voit des attaques violentes de tous les éditorialistes. Editocrates ? Moutons ? Mais, pourquoi ces derniers ne s’occupent-ils pas des corrupteurs ? C’est justement là que le bât blesse. Qatar, Afrique du Sud, Etats-unis, France. La justice américaine ne peut être crédible que si elle fait aussi arrêter, illégalement, les autorités des pays susnommés.

La Russie a dénoncé mercredi l’application « illégale » de la loi américaine après l’interpellation en Suisse de plusieurs personnes liées à la Fifa, soupçonnées de corruption dans le monde du football, appelant Washington à mettre fin à ses « tentatives d’exercer la justice hors de ses frontières ».

« Nous appelons avec insistance Washington à mettre fin à ses tentatives d’exercer la justice bien loin de ses frontières, selon ses normes juridiques, et à suivre les procédures juridiques internationales généralement admises », a déclaré le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué.