Karenzi Karake
Karenzi Karake

Karenzi Karake

Le génocidaire et chef des services secrets rwandais Emmanuel Karenzi Karake, arrêté samedi à Londres à la demande de l’Espagne, a été remis en liberté jeudi contre une caution d’un million de livres  (1,40 million d’euros).

Accusé de «crimes de terrorisme» par Madrid, le général Karake, personnalité clé du régime rwandais, a refusé d’être remis à l’Espagne et devra se présenter une fois par jour à la police d’ici son audience d’extradition prévue fin octobre. Il devra résider à la résidence de l’ambassadeur du Rwanda à Londres ou dans une maison louée par l’ambassade rwandaise.

Lors d’une audience au tribunal de Westminster jeudi, le juge a demandé au militaire âgé de 54 ans s’il consentait à être remis à l’Espagne. «Je n’y consens pas», a simplement répondu le général Karenzi Karake, dit «KK», vêtu d’une combinaison verte et jaune. Par conséquent, le juge a fixé l’audience d’extradition aux 29 et 30 octobre.

A son entrée dans la salle, le général avait levé ses mains serrées au-dessus de sa tête, suscitant des cris d’encouragement depuis la galerie pleine à craquer où siège le public.

L’avocate Cherie Blair, la femme de l’ancien Premier ministre Tony Blair, était assise juste derrière l’avocat de M. Karake. Elle va également assurer la défense du général, a confirmé son cabinet Omnia Strategy LLP. Ce n’est pas une surprise qu’elle défende le génocidaire, l’Angleterre ayant été complice…

Le général est mis en cause en Espagne pour des «crimes de terrorisme» en lien avec la mort de neuf espagnols, qui auraient été tués notamment pour avoir aidé des réfugiés hutu. Il était auparavant poursuivi par Madrid pour des crimes plus graves mais cette partie de l’affaire a été classée fin 2014.