ligue arabe
 Par Khadir Ali (Algérie1)

La « Ligue arabe », en exprimant sa « solidarité totale » avec l’Arabie Saoudite face aux « actes hostiles et provocations de l’Iran », a montré qu’elle était bien au service du royaume moyenâgeux.

L’organisation panarabe qui n’a pas levé le petit doigt pour dénoncer les attaques barbares de l’Arabie saoudite au Yémen ni les attaques meurtrières d’Israël les palestiniens, a condamné « les déclarations iraniennes hostiles » qui ont suivi l’exécution début janvier en Arabie saoudite du dignitaire religieux cheikh Nimr al-Nimr, dans un communiqué commun des chefs de la diplomatie des pays de la Ligue arabe réunis au Caire.

Le communiqué de la Ligue arabe accuse le gouvernement iranien de « laxisme dans la protection des missions diplomatiques saoudiennes à Téheran et condamne la découverte d’une cellule terroriste à Bahrein », qui serait liée à Téhéran selon les allégations du régime des Khalifa qui ne doit sa survie qu’à la protection du royaume wahhabite.

Dans le texte, les ministres arabes ont décidé de former un comité de consultation afin de discuter de la crise avec l’Iran et définir les mesures à prendre à l’avenir.

Par ailleurs, faisant du zèle comme à son habitude pour les saoudiens mains bien silencieux pour oser dénoncer le massacre des palestiniens, le secrétaire général de la Ligue arabe Nabil al-Arabi (photo) a dénoncé les « actes de provocation » de Téhéran.

Nabil al-Arabi s’exprimait à l’ouverture au Caire d’une réunion extraordinaire des ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe, réclamée par Riyad pour dénoncer « les ingérences » de l’Iran dans les affaires des pays arabes.

Al-Arabi a appelé les ministres arabes, réunis au siège de la Ligue, à « adopter une position commune, forte et claire, pour appeler l’Iran à stopper toute forme d’ingérence dans les affaires de la nation arabe ».

Pour sa part, le ministre des affaires étrangères irakien a déclaré que «  l’Irak a refusé la condamnation du gouvernement iranien inclus dans le texte du communiqué et a émis ses remarques et sa réserve ».

Le chef de la diplomatie libanaise Gebran Bassil a affirmé pour sa part que le Liban « prend ses distances avec cette crise afin de préserver sa stabilité nationale ». Il a par ailleurs affirmé que le Liban « n’appuie pas la déclaration finale de la réunion car elle lie le Hezbollah au terrorisme ». « Nous avons demandé le retrait de cette mention du texte final », a-t-il ajouté.