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WASHINGTON – Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a exhorté les législateurs des États-Unis (Congrès), à rejeter les accords signé avec l’Iran. Il a déclaré qu’aucune compensation n’est possible pour Israël face à cette situation concernant le nucléaire iranien.

« Je pense que la bonne chose à faire est simplement de ne pas aller de l’avant avec cet accord. Il y a beaucoup de choses à faire pour arrêter l’agression de l’Iran, et cet accord est donc une erreur, » a déclaré M. Netanyahu sur CBS lors de l’émission « Face the Nation » diffusée hier. C’est son énième passage dans les médias américains pour dénoncer cet accord conclu mardi dernier entre l’Iran et les six grandes puissances.

L’accord doit être examiné par le Congrès où, les législateurs auront jusqu’à 82 jours pour décider de la rejeter ou pas.

Le Premier ministre israélien estime que l’accord nucléaire conclu à Vienne pour freiner le programme nucléaire de l’Iran ne fait pas obstacle mais renforce l’Iran. Il estime que l’Iran sera une nation qui possédera l’arme nucléaire à cause ou grâce à l’assouplissement des sanctions strictes à son encontre. Pour lui, l’Iran aura des milliards de dollars pour le faire.

Netanyahu a dit s’être senti obligé de parler parce que l’affaire met en danger son pays, la région et le monde entier. Et, a-t-il précisé, si l’accord prenait vraiment effet,  il n’y avait aucun moyen pour Israël de se sentir en sécurité.

Dans ce « duel » médiatique du  dimanche à la télévision pour les journaux télévisés aux Etats-Unis, le secrétaire d’Etat américain John Kerry et le secrétaire à l’Energie Ernest Moniz ont défendu l’accord qui, disent-ils,  attendu des années de négociation. Pour eux, contrairement à  Netanyahu, c’est le meilleur espoir pour la paix ainsi qu’une façon vérifiable pour faire en sorte que l’Iran ne puisse obtenir une bombe nucléaire.

Quant au Con,grès, le président américain Barack Obama a promis d’exercer son droit de veto si ce dernier rejette l’accord. On va vers une redéfinition du droit de veto, qui stipule que, il faudra une majorité des deux tiers de la Chambre des représentants et du Sénat. C’est ainsi donc que l’administration Obama travaille actuellement pour rallier des démocrates afin de compenser la forte opposition républicaine.

Selon de nombreux observateurs, sur ce dossier, le président Obama a pris une longueur d’avance et ne peut être désavoué après la défiance du Premier ministre israélien et du Congrès…

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