OBAMA

MamAfrika TV |  Par Allain Jules

La propagande américaine est telle que, pour un fait concernant uniquement et essentiellement l’Amérique, même une rumeur peut fait le tour du monde grâce au suivisme abscons de la presse occidentale ou des clowns africains. Ce fut le cas hier, avec les larmes de crocodile de Barack Obama qui sont devenues un fait politique. Certains, sous l’emprise d’émotion, font des parallèles abscons avec l’Afrique, où, disent-ils, les présidents sont tout puissants et font ce qu’ils veulent. Fadaises et foutaises.

Le président américain Barack Obama a tenu mardi une conférence de presse sur la régulation des armes à feu aux Etats-Unis. Vous avez bien lu, aux… Etats-Unis, et non en Arabie saoudite ou en Libye, encore moins en Syrie. Il a pris le soin de ne pas parler des meurtres policiers sur des…noirs. Cherchez l’erreur ! Il s’est contenté de parler des tueries américaines à grande échelle. En quoi ça concerne l’Europe ou l’Afrique ? Bref, il n’a même pas remis en cause le second amendement de la Constitution américaine qui garantit le droit de porter des armes pour tout citoyen américain. Donc, ses jérémiades, qui plus est à la fin de son mandat, ne sont qu’hypocrites.

« Le lobbie des armes ne peut pas prendre l’Amérique en otage », a dit Barack Obama. De qui se moque-t-il ? Or, cet homme valide la vente d’armes à l’Arabie saoudite, une très grande démocratie qui égorge ses opposants. Il largue des armes en Syrie à ces démocrates barbus sectaires qui égorgent les Syriens au nom d’une future démocratie religieuse wahabite. A d’autres Barack Obama ! L’émotion est nègre ? Sans doute mais, elle ne saurait être communicative pour peu qu’on soit observateur averti de la politique étrangère du Gouvernement américain. 

Cet homme, Barack Obama, est aussi celui qui a validé la destruction de la Libye sous de faux prétextes. Il n’a pas pleurer lorsque le frère Guide Mouamar Kadhafi a été lynché par ses soins, avec les dirigeants occidentaux… Il est même celui qui a ouvert les hostilités, en larguant le premier Tomahawk en Libye. L’oublier c’est être con… En effet, Qui peut oublier le lynchage d’un homme sans défense, alors qu’il voulait fuir Syrte ? Cet homme a ordonné à ses hommes de frapper le convoi du guide libyen, permettant sa capture. Ne l’oublions jamais car, il violait là, les résolutions onusiennes. Il est donc étonnant de voir ces meurtriers se plaindre de l’essai thermo-nucléaire de la Corée du Nord…

« Le lobbie des armes ne peut pas prendre l’Amérique en otage »…mon œil ! En accord avec ces derniers, ne vend-il pas les armes à travers le monde ? Non, ses larmes ? Ça n’émeut que les amnésiques. La presse tente de nous présenter un président pris dans l’exaspération, un homme souffrant voire tourmenté par ces armes tueuses. Face aux drames américains, il faut répondre par l’indifférence la plus totale. En fin de mandat, Barack Obama a livré sa dernière diligente pour l’enfer…