Nasser al-Wahishi
Nasser al-Wahishi

Nasser al-Wahishi

Les « informations » venues des Etats-unis sont toujours à prendre avec des pincettes. On a appris, hier tard dans la soirée, que le leader d’Al-Qaïda au Yémen, et n°2 d’Al Qaïda, l’affreux Nasser al-Wahishi, a été visé la semaine dernière par un drone américain. Comme le leader d’Al-Qaïda au Maghreb. Du moins, c’est ce que rapporte le Washington Post, qui cite des responsables américains, ces menteurs patentés. Si c’est vrai, c’est un coup mortel porté à l’Arabie saoudite car, Al-Qaïda et les Saoud, combattent un ennemi commun: les Houtis.

Selon donc ces responsables non identifiés, il est trop tôt pour savoir si ce dirigeant d’Al-Qaïda a été tué. « Nous cherchons à confirmer sa mort », a affirmé au quotidien américain un responsable du renseignement américain sous couvert d’anonymat. D’après la chaîne CNN, qui fait référence à deux responsables de la sécurité nationale au Yémen sans les citer, ce haut responsable d’Al-Qaïda aurait été tué vendredi dans la région d’Hadramout, à l’est d’Aden (sud). Al-Qaïda au Yémen, aussi appelé Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa), est considéré par Washington comme la branche la plus dangereuse du mouvement islamiste radical.

Les Etats-Unis avaient annoncé en octobre 2014 offrir 45 millions de dollars de récompense pour la capture de huit des dirigeants du groupe, dont son chef Nasser al-Wahishi. Aqpa est née de la fusion en janvier 2009 des branches saoudienne et yéménite d’Al-Qaïda. Cette dualité s’exprime à la tête de l’organisation. Le chef d’Aqpa est un Yéménite qui s’est échappé de prison en 2006, et a notamment été désigné en 2013 adjoint du chef du réseau Al-Qaïda, Ayman al-Zawahiri.

L’adjoint de Wahishi est un Saoudien, Saïd al-Shihri, libéré du centre militaire de détention américain de Guantanamo (Cuba) en 2007.