topelement

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En juillet 2013, l’avion du président bolivien, soupçonné de transporter l’informaticien américain Edward Snowden, avait été interdit de survoler la France, l’Italie et l’Espagne. Pire, sous injonction américaine, il avait été également contraint de se poser à Vienne, en Autriche. L’affaire avait alors fait grand bruit en Amérique latine. Cette fois-ci, rebelote dans les airs.

La journée du 11 juin dernier, ce sont finalement les Forces aériennes suisses qui ont escorté l’avion présidentiel en Europe. C’est une information du journal bolivien Pagina SieteDans un article publié sur son site internet, le quotidien raconte que le Falcon Dassault 900 du président Evo Morales s’est fait escorter jeudi par deux chasseurs suisses alors qu’il se rendait de Bruxelles à Milan. L’article s’accompagne d’une photo montrant le chef d’Etat «en train regarder par le hublot l’un des F-16 modernes dans le ciel suisse.

La porte-parole des Forces aériennes suisses,  Delphine Allemand, confirme:  «Dans le cadre de la police aérienne, nous effectuons ce genre de missions, appelée dans notre jargon «Live Missions», plusieurs fois par semaine, explique la porte-parole. Nous contrôlons que les avions étatiques qui traversent notre espace aérien correspondent à ce qui a été annoncé. Nous ne connaissons pas l’identité des passagers qui se trouvent à bord ». Comme par hasard, elle ne savait pas que c’était le président bolivien. De qui se moque-t-on ?

Quel mépris !