Ils lui ont fait le coup en Libye, cette fois-ci, Moscou dit NIET ! Les ruses, mensonges et autres cris d’orfraie ne touchent même pas Poutine. Ils vont multiplier leurs mensonges mais, Moscou a décidé de les mettre à poil. Plus il y aura des pleurs, plus Moscou prouvera que cette coalition n’avait qu’un seul but: la chute du président syrien Bachar al-Assad, et permettre à l’Arabie saoudite et au Qatar de faire main basse sur la Syrie. C’est raté ! Le peuple syrien ? Mauvaise ,nouvelle, c’est le denier de leurs soucis mais, les exilés rentrent en masse au pays depuis le début de la campagne…russe.

La Russie tourmente l’EI et prend des risques avec la Turquie

La Russie annonce avoir frappé lundi des positions de l’EI et de rebelles en Syrie. Par ailleurs, des incidents aériens à la frontière syro-turque ont irrité Ankara et provoqué la colère de l’OTAN.

Visé par des raids russes dimanche, le groupe Etat islamique (EI) a riposté en démolissant un arc de Triomphe du site antique de Palmyre, classé au patrimoine mondial, dont il s’est emparé en mai. « C’était une icône de Palmyre », a déploré le directeur des antiquités syriennes. L’EI a déjà détruit deux temples et les trois plus belles tours funéraires de la ville antique.

Neuf cibles en Syrie

Pendant ce temps, Moscou poursuit sa campagne en Syrie, annonçant avoir mené des frappes aériennes sur neuf cibles. Le détail semble indiquer que ces raids ont visé en majorité des positions appartenant à d’autres groupes que l’EI, notamment le groupe armé salafiste Front Al-Nosra.

Selon le ministère russe de la Défense, les frappes visent à « désorganiser la chaîne de commandement et à endommager la logistique des terroristes ».

Chasseurs turcs « harcelés »

De son côté, Ankara a annoncé que des F-16 turcs avaient intercepté samedi un chasseur de l’armée de l’air russe et l’avaient forcé à faire demi-tour. Les autorités turques ont émis « une vive protestation » auprès de l’ambassadeur russe à Ankara.

L’armée turque a par ailleurs signalé que deux chasseurs turcs avaient été « harcelés » dimanche lors d’une mission de patrouille par un MIG-29 non identifié à la hauteur de la frontière syrienne.

L’OTAN a condamné en fin de journée ces violations « irresponsables » et « dangereuses » de l’espace aérien turc. L’Alliance atlantique a aussi demandé à la Russie de cesser immédiatement ses attaques contre l’opposition et les civils syriens et de se concentrer sur la lutte contre l’EI.

Intérêts commerciaux

Le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu a prévenu que son pays activerait ses règles d’engagement si son espace aérien était violé à nouveau. Il a cependant précisé que « le dossier syrien ne constitue pas une crise entre la Turquie et la Russie » qui ont d’importants intérêts commerciaux.

Les deux pays ont des points de vue opposés sur la crise syrienne. Ankara veut le départ du président Bachar al-Assad et soutient les rebelles, tandis que Moscou appuie le régime et exècre les rebelles et surtout les djihadistes du Front Al-Nosra, la branche syrienne d’Al-Qaïda, et du groupe Etat islamique (EI).

Conflit meurtrier

L’aviation russe mène depuis le 30 septembre des raids officiellement contre le groupe EI. En réalité, elle frappe le plus durement d’autres groupes armés hostiles au régime de Bachar al-Assad, notamment les islamistes et le Front Al-Nosra. En quatre ans, le conflit en Syrie a fait plus de 240’000 morts.

(ats)

La Russie contre la création d’une zone d’exclusion aérienne en Syrie

Moscou – La Russie est opposée à la création d’une zone d’exclusion aérienne en Syrie telle que proposée par la Turquie, a déclaré lundi un vice-ministre russe des Affaires étrangères, Mikhaïl Bogdanov.

Bien sûr, nous sommes contre cela. Il faut respecter la souveraineté des pays, a déclaré M. Bogdanov à l’agence de presse russe Interfax, alors qu’Ankara a réclamé à plusieurs reprises la création d’une zone d’exclusion aérienne en Syrie, où l’aviation russe a commencé la semaine dernière à procéder à des frappes.

La proposition de créer une telle zone ne se fonde ni sur la charte de l’ONU, ni sur le droit international, a-t-il ajouté.

La Turquie accueille plus de 1,8 million de Syriens sur son sol et plaide depuis des mois pour la mise en place d’une zone d’exclusion aérienne dans le nord de la Syrie.

Le président du Conseil européen, Donald Tusk, et le président turc Recep Tayyip Erdogan ont indiqué avoir discuté lundi à Bruxelles de la création d’une telle zone ainsi que de la zone de sécurité qu’Ankara veut constituer le long de sa frontière avec la Syrie afin de régler le problème des réfugiés.

L’Union européenne est prête à discuter de tous les sujets avec la Turquie, donc nous avons aussi parlé d’une possible zone tampon en Syrie, a déclaré M. Tusk aux journalistes après avoir reçu M. Erdogan.

Les Européens étaient jusqu’ici très réticents face à cette demande d’Ankara.

Auparavant, la Turquie avait annoncé que des F-16 de ses forces aériennes avaient intercepté samedi un chasseur de l’armée de l’air russe et l’avaient contraint de faire demi-tour.

La Russie et la Turquie, membre de l’Otan et membre de la coalition internationale qui effectue aussi des frappes contre l’EI, s’opposent sur la Syrie depuis le début du conflit en 2011.

Ankara demande le départ du président syrien Bachar al-Assad qui bénéficie du soutien indéfectible de Moscou, notamment d’une aide militaire massive.

(AFP)