Ali Abdallah Saleh
Ali Abdallah Saleh

Ali Abdallah Saleh

De violents combats ont opposé dimanche les rebelles Houthis à des forces dites progouvernementales dans le sud du pays, alors que l’émissaire de l’ONU est arrivé à Sanaa pour relancer son initiative de trêve humanitaire. Comme par hasard donc, des frappes de la coalition conduite par l’Arabie saoudite ont touché lundi le siège du Congrès général du peuple (CGP), le parti de l’ex-président Ali Abdallah Saleh, allié aux Houthis.

L’attaque criminelle a fait plusieurs victimes, ont déclaré des témoins. Selon Faeka al Saïed, porte-parole du CGP, le siège du parti d’Ali Abdallah Saleh a été entièrement détruit. Elle accuse à juste raison la coalition d’avoir voulu ainsi faire capoter les négociations avec l’ONU, ajoutant que plusieurs employés et autres occupants du bâtiment ont été tués.

«Cela ne nous dissuadera pas de poursuivre nos efforts visant à créer un climat favorable à une coopération avec les Nations unies», a-t-elle ajouté dans un communiqué publié sur le site du CGP. Comment les pays arabes les plus riches peuvent-ils s’allier pour frapper celui qui le plus pauvre des pays arabe ?

Ces frappes qui coïncident avec l’arrivée à Sanaa de l’émissaire de l’ONU, Ismaïl Ould Cheikh Ahmed, qui cherche à négocier une suspension des combats jusqu’à la fin du ramadan pour permettre un acheminement de l’aide humanitaire prouvent bien que l’Arabie saoudite n’est que l’incarnation de satan.

Il vient également transmettre aux rebelles Houthis les demandes formulées lors des récentes discussions de Mascate, à Oman, notamment la garantie que la milice chiite et ses alliés ne poursuivront pas leur offensive contre les derniers bastions du gouvernement en exil en cas de cessez-le-feu.

Les rebelles Houtis et leurs alliés sunnites y sont favorables.

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