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Le Tchad a interdit le port de la burqa, voile intégral cachant le visage, pour des raisons de sécurité après le double attentat-suicide qui a fait 33 morts lundi à N’Djamena, a annoncé mercredi 17 juin le Premier ministre Kalzeube Pahimi Deubet.

Idriss Deby, président du Tchad

Idriss Deby, président du Tchad

«Le port de la burqa doit cesser immédiatement à compter de ce jour, non seulement dans les lieux publics et les écoles mais sur toute l’étendue du territoire», a annoncé le chef du gouvernement tchadien lors d’une adresse aux leaders des différentes communautés religieuses à la veille du début du ramadan.

«Le port de burqa, ou tout autre système de port de turban où on ne voit que les yeux, ce camouflage est désormais interdit», a ajouté le Premier ministre, demandant aux chefs religieux de relayer le messages dans leurs «prêches», «lieux de cultes» et «mosquées».

Ceux qui refusent seront jugés

En outre, «des instructions ont été données aux services de sécurité d’entrer dans les marchés et de ramasser toutes les burqas qui y sont vendues et de les brûler».

Le Premier ministre a prévenu que «tous ceux qui refusent d’obtempérer et qui se hasarderaient à braver la mesure en portant la burqa doivent être arrêtés, jugés en référé et condamnés».

Cette décision intervient après le comité de crise formé mardi soir au retour du président tchadien Idriss Deby d’Afrique du Sud où il avait participé au 25e sommet de l’Union africaine, selon Kalzeube Pahimi Deubet.

«Des instructions fermes ont été données au gouvernement et aux services de sécurité (…) Des mesures supplémentaires (de sécurité) ont été prises par le chef de l’État», a-t-il expliqué.

(afp/Newsnet)